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Monday, April 03, 2006

REFERENDUM: Etienne Tshisekedi est-il un politicien ou un comedien?




Entre Etienne Tshisekedi et Dieudonné Mbala Mbala le plus comédien des deux n'est pas celui qu'on pense. Et inversement.
RDCongo: le principal parti d'opposition, l'UDPS, absent des élections

KINSHASA (AFP) - 02/04/2006 18h29 - Le principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi, sera le grand absent des élections présidentielle et législatives de 2006, les premiers scrutins libres en 40 ans dans l'ex-Zaïre.

L'UDPS n'a en effet présenté aucun candidat à ces deux scrutins dimanche soir, date limite de dépôt des candidatures, a constaté l'AFP dans les locaux de la Commission électorale indépendante (CEI) à Kinshasa.

Si Tshisekedi n'a pas annoncé lui-même le boycott des scrutins, plusieurs des cadres de l'UDPS l'ont confirmé.

"C'est cuit. On n'y va pas. On devrait communiquer là-dessus en début de semaine", a déclaré un responsable du parti, se refusant à toute déclaration officielle.

Ces élections doivent mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 après une guerre régionale de près de cinq ans sur le sol congolais.

Dimanche soir, la CEI avait enregistré 72 dossiers de candidats à la présidentielle et plus de 4.000 pour les législatives, où 500 sièges sont à pourvoir. Elle devrait annoncer mardi un nouveau calendrier électoral, ces scrutins initialement prévus le 18 juin ayant été repoussés pour des raisons logistiques.

L'UDPS, qui a toujours refusé de participer aux institutions de la transition en RDC, a boycotté le processus électoral depuis le lancement du recensement en juin 2005, dénonçant "tricheries" et "manipulations" tant de la part de la CEI que des partis au pouvoir.

Après le référendum de décembre auquel les électeurs ont massivement participé, plébiscitant à plus de 84% la nouvelle Constitution, l'UDPS avait annoncé sa participation aux scrutins sous plusieurs conditions, dont la réouverture des centres d'inscription pour ses militants.

Une requête rejetée par la CEI, qui a toutefois accordé une dérogation permettant aux éventuels candidats de l'UDPS de se faire recenser au moment où ils déposeraient leurs candidatures.

L'UDPS, qui exigeait aussi l'interdiction à des formations dissidentes d'utiliser le même sigle qu'elle, a obtenu gain de cause samedi soir, la dernière liste officielle des 274 partis politiques agréés réservant le sigle "UDPS" au seul parti de Tshisekedi.

Ces dernières semaines, les grands parrains de la transition congolaise, du Secrétaire général de l'Onu Kofi Annan au président sud-africain Thabo Mbeki, s'étaient succédés à Kinshasa, plaidant pour des élections ouvertes tout en mettant en garde contre "l'auto-exclusion".

Cela n'a pas suffit. Pour des diplomates en poste à Kinshasa, ce boycott de l'UDPS "sent le baroud d'honneur".

"Ne pas aller aux élections, c'est refuser de se compter, d'affronter le réel. Tshisekedi (73 ans) veut mourir en opposant, mais il signe aussi la mort de son parti", a estimé un diplomate.

Amer, un jeune cadre de l'UDPS, a déclaré que l'absence de Tshisekedi allait priver des milliers d'électeurs d'une "planche de salut" en face d'ex-belligérants "qui ont prouvé en trois ans de transition leur capacité à piller l'Etat".

Pour un autre diplomate, seule la candidature d'Antoine Gizenga (80 ans), le plus vieil opposant congolais dirigeant du Parti lumumbiste unifié (Palu), offre désormais "une alternative au sein de l'opposition politique non armée".

Refusant de commenter l'absence de l'UDPS, le secrétaire national du Palu, Adolphe Muzitu, a déclaré que son parti soutenait "à fond le processus en cours", seul capable de sortir le pays de sa crise de légitimité.

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